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reluquet roucoulait dans les bals populaires,
Des couplets hyper chauds que, grave !, s’arrachaient
Les bobos chauds du cul. Les marcheurs adoraient :
« Niqu’ les cons, niqu’ la vioc, niqu’ ton prof, niqu’ ta mère. »
Les mégères mouillaient, les rombières sauçaient,
Tous étaient sous le charme des éloges incendiaires
Que le petit écran, jour et nuit, déversait
Pour appâter les veaux à revenir bouffer
Sornettes et pitreries déjà cent fois contées.
Du Béarn au Poitou, de Bordeaux à Strasbourg,
Tous les pourris de France vinrent s’agenouiller
Pour lécher le fessard du nouveau troubadour.
« Ce que vous jodlez là, est le nouveau comptoir
Où chacun trouvera, ce qui vous servira
Pour être désigné le Président des poires,
Tout ce menu fretin qui n’a pas fait l’ENA ».
Alors se répandit en beau Pays Francien
L'art de patachoner. Et l’on patachona
A droite, autant qu’à gauche, chez les gueux, les vauriens,
Les banquiers, les smicards, les moussas, les bourgeois.
Mais surtout dans le cercle restreint des compères
Qui lustraient le dargeot du gamin d‘Armentières
Et la France opina, et la France vota,
Et jusqu’au cou, dans la merde, se retrouva.
"Changez de meunier,
il y aura toujours un voleur au moulin,
et des ânes bâtés, pour apporter le grain."
(Alphonse Daudet)
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