LES NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN

Les Folles Aventures de Freluquet

FRELUQUET ET L'ELEPHANT"
Librement inspiré de la célèbre chanson de Gaston Ouvrard

du mépris de Freluquet pour les "gueux"


reluquet ambulait non loin de son palais,
Pour donner l’impression qu’il se mêlait aux gueux …
… Tout en restant prudent ! Pour garder le verbeux,
Des roussins surveillaient, zieutaient, mataient, épiaient
Au-dessus, au-dessous, et sur tous les côtés.
Le mouflet de Mamie pouvait se balader
Dans les rues de Paris, sans risquer des ennuis.
Au détour d’une allée, un spectacle inédit
Retint son attention : Couché sur les pavés
Un éléphant sur lui, un sien assujetti
Appelait au secours. « Je ne peux respirer,
L’éléphant doit partir, mon gosier est broyé. »
« Que nenni, mon ami » répondit Freluquet
« Votre mine enjouée démontre votre entrain. »
« J’ai les tibias qui gonflent, les mollets trop épais
J'ai les mains sous l’bassin, et l’bassin qu'est pas sain,
L’abdomen se démène, les boyaux qui éclatent,
J’ai le foie qu’est plus droit, la rate qui se dilate,
Le ventre qui se rentre, les hanches qui se démanchent
Le thorax se désaxe, le colon s’en balance,
L’estomac tout en bas, les côtes tout en haut,
J'ai les reins bien trop fins, les boyaux bien trop gros,
Mes épaules se frôlent, mon sternum se dégomme,
Le sacrum s’est tout comme, mon nombril papillonne.
« Que nenni, grand ballot, vous faites des jaloux
Sermonna Freluquet, «Car vous contribuez
Au confort de nos frères venus pour nos aider »
«Je n’ai jamais mandé qu’ils viennent par chez nous
Pour piquer nos boulots et nous mettre au chômage. »
« Allons donc grand couillon, cessez ce persiflage »
« Messire Président, l’éléphant doit partir
Sinon je vais clamser. Déjà, mon coeur chavire,
Mes fémurs sont trop durs, mes genoux sont tous mous
Ma poitrine se débine, mon coccyx se dévisse
Mes poumons prennent l’eau, et mon pylore s’éclipse. »
« Apprenez grand crétin que je me contrefous
De vos petits bobos. Je n’ai qu’un seul souci
C’est de me promener en emmenant Grannie.
Et de distribuer votre pognon partout.
Point ne deviez m’élire. Il vous faut, mes amis,
Céder à mes caprices, et payer ma chienlit.

Moralité:

"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats,
des imposteurs, des voleurs et des traîtres
n’est pas victime, il est complice."

George Orwell


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