LA GUEPE ET L'ABEILLE
des méfaits de l'immigration
(publié in "Valeurs Actuelles", le 27 octobre 2022, n°4483, p 33)
our faire du sous bois un havre de bonheur,
La lavande et le thym mélangeaient leurs odeurs.
Abeilles fredonnaient en butinant les fleurs...
La ruche regorgeait de rayons de soleil
De gelée et de cire, de pollen et de miel.
Dame Guêpe voulut se mêler au festin.
Après avoir trompé l’attention des gardiens,
Furtivement, dans la ruche, s’introduisit.
Elle appela sa sœur, et bientôt sa cousine
La sœur de sa cousine, puis toutes leurs voisines.
Si bien qu’en un moment la ruche en fut remplie.
Elles mangeaient tout le miel et ne travaillaient pas
Cassaient les alvéoles et faisaient la java.
Dame Abeille irritée, osa se lamenter.
Le conseil des bourdons alors se rassembla,
Abeille fut mandée. Il lui fut reproché
De ne pas respecter de la démocratie
Les valeurs citoyennes. « Pourquoi donner abri
A des tas de flemmards venus de l’étranger ? »
Transpirant d’altruisme, Sieur Bourdon s’étrangla :
« Comment osez traiter nos parents de parias !
Le tort vous en revient, si Guêpe est venimeuse
Car vous n’avez pas su comment l’assimiler.
Il faut la respecter afin qu’elle soit heureuse ;
Elle aime caillasser, laissez-la caillasser ;
Elle aime chaparder, laissez-la chaparder ;
Elle aime saccager, laissez-la saccager ;
Elle aime mettre le feu, laissez-la incendier.
Elle veut vous égorger, laissez vous égorger.
Laissez-la s'exprimer sans gâter sa psyché"
Les guêpes pullulèrent. De la démocratie,
Qui donne au plus grand nombre, le droit de tyrannie
La loi fut appliquée. Au bout de quelques mois,
Il ne demeurait plus que misère et chienlit,
Et l’amer souvenir du beau pays françois
Moralité
Poignez vilain, il vous oindra;
Oignez vilain, il vous poindra. (François Rabelais)