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près un long débat, les habitants des airs
Convinrent qu’il était désormais nécessaire
Que chacun occupa l’endroit qui lui revienne;
Ainsi Démocratie s’exercerait sans gêne.
Tout en haut, les fleurons de la Cacocratie
Issus de l’énarchie, et des canapés-lits.
Dessous, classés selon leur degré de nuisance
Corrigé par un coefficient d’allégeance,
Les castrats du Palais, et autres pistonnés.
Puis, le menu fretin, appelé populace
Qui trouva tout en bas, une petite place.
Sur la plus haute branche, l’aigle alla se percher
Le grand-duc au-dessous. Les faucons, et les vrais,
Le condor, qu’il faut bien se garder d’éveiller,
La buse et le vautour, la grue, le perroquet,
Puis, venaient les corbeaux qui gobent les promesses,
Tout en bas les plumés qui gavés de caresses
Buvaient les âneries qui leur étaient versées.
Et la démocratie reprit son envolée.
Tout allait pour le mieux : Là-haut, on pérorait
Sans se préoccuper des miasmes qui tombaient
Sur les tronches de la vulgate populaire…
Mais, quelques gueux osèrent regarder en l’air :
Au-dessus de leurs têtes, se trouvait alignées
Des rangées de fessiers. « Ils défèquent sur nous »,
S’écria furibard, le camp des emplumés.
« Nous sommes dans la mouise, enfoncés jusqu’au cou
Ce sont vos déjections qui en sont la raison ! »
« Que nenni ! car c’est vous qui nous avez choisis
En respectant les lois de la démocratie !
Ne vous plaignez donc pas, car fort bien nous faisons
Ce pour quoi, par les urnes, vous nous avez élus :
On se remplit les poches en vous marchant dessus
C’est votre destinée, d’être toujours cocus. »
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