LES NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN

"Il existe une bonne façon de tuer un pays : des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts.”(Alexis de Tocqueville)

LE LIEVRE ET LA TORTUE
de la fiscalité et de la réglementation

ien ne sert de courir, il faut partir à point
Nous dit un fabuliste, de son temps le témoin.
Mais les cieux ont changé, et plus rien n’est pareil.
La doctrine aujourd’hui admet d'autres conseils.

Les gibbons du Pouvoir, soucieux de leur audience
Convinrent de donner au lièvre une revanche.
Et voilà nos amis, le lièvre et la tortue
Repartis pour savoir qui serait le plus prompt.
La tortue aussitôt s’élança vers le but.
Messire le lapin, toujours aussi luron,
S’amusait, folâtrait et pour plaire aux gibbons.
Faisait cent pitreries au milieu du palais.
Savamment, lentement, la tortue avançait,
Aménageant sa route, dégageant la chaussée,
Construisant peu à peu la voie vers les lauriers.
Tout à coup, les gibbons voyant leur favori
En grand danger de perdre, s‘en plaignirent au Sultan.
Ce dernier sur le champ, atteint de conidie
Ecrasa la tortue de nouveaux règlements.
Les impôts de pleuvoir, le fisc de cogner,
Sur la pauvre imbécile qui voulait avancer,
Mais, de subventionner le pitre du Palais.
Toujours plus lentement, la tortue avançait.
Succombant sous les taxes. Elle finit par tomber.
Le lièvre alors s’élance, sous les hurrahs poussés
Par la Cour des gredins. Il fraude, il vole, il triche,
Il ne paie pas d'impôt, planque son fric en Suisse.
Il vole et il s'envole. La tortue est doublée.
Il franchit en vainqueur la ligne d'arrivée.

Moralité:
Rien ne sert de courir, il faut savoir berner,
Faire le courtisan, et le maître, flatter.

“Il existe une bonne façon de tuer un pays :
des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts.”
Alexis de Tocqueville



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