LES NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN

"La décadence d'une nation commence lorsque son Prince est habile à soumettre la presse et la justice à ses caprices." (Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes)

LES TROIS SINGES
des pratiques félones des gouvernants

outriquet, le chiasseux, régnait sur l’Orénoque,
Quand, par un beau matin, il lui vint une envie
De réformer le cours de la démocratie.
Il vint devant Mémé, et tint un soliloque,
Dévoilant les grands traits de son coup de génie
Qui ferait des babouins, les plus heureux des singes.
Choisis pour être des plus corrompus, trois sphinges
Un député, un juge, un pisseur de chienlits,
Présideraient à la destinée du pays.
Le premier mégalo ne savait rien de rien,
Mais romançait sur tout. Le second des ripoux
N’entravait rien à rien, mais décidait de tout.
Quant au numéro trois, de cécité atteint,
Il jugeait, sans y voir, condamnait, sans chaloir.
Macrounet jubila. Enfin il possédait
Le secret transformant les sapajous en poires.
Le trio des caciques, vermoulus à souhait,
Gouverna le pays selon ses convictions.
Les babouins se changèrent en un clan de piétons.
Qui n’entendaient plus rien, qui ne voyaient plus rien,
Qui ne disaient plus rien. Tous étaient comme éteints,
Des zombis mollassons, opinants du bonnet
Dès que sur les écrans paraissait Foutriquet.
Et quand vint le moment d’entériner le sacre
Pour cinq années de plus, de leur malsain monarque,
Les gibbons abrutis, convinrent d’agréer
La farce bêtifiante qui leur était jouée

"La décadence d'une nation commence lorsque son Prince est habile
à soumettre la presse et la justice à ses caprices."
Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes


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