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ne question hantait le bulbe rachidien
Du suifeux Porcinet, muguet des muscadins :
Serait-il couronné ? Se ferait-il élire
Grand Pacha des gibbons ? Deviendrait-il vizir ?
Il alla quémander l’avis de la jument
Que l’on disait habile en talents charlatans.
« Mon Porcinet bouffi », lui dit le quadrupède
Les seuls gibbons qui t’aiment, sont ceux qui ne possèdent
Que panade et débine; Plus ils sont maigrelets
Plus ils sont faméliques, miteux et miséreux,
Plus ils votent pour toi. Plus ils sont grassouillets,
Fortunés et replets, rupins et argenteux,
Moins ils votent pour toi. Si tu veux être élu,
Il faut les rendre pauvres. Il faut que les cossus
Aient quitté le comté, ou aient été plumés.
Mais tu prendras grand soin de conserver pour toi,
Tout le fric et l’oseille que tu auras piqué. »
Porcinet tout de go augmenta les octrois,
Les taxes et la gabelle, la dîme et les impôts.
Si bien qu’en peu de temps, gibbons étaient égaux :
Tous étaient devenus plus fauchés que les blés.
Ils en furent réduits à venir quémander
Au moutard les faveurs, les dons et les bienfaits,
Que ce dernier assis, le cul sur sa cagnotte,
Distillait goutte à goutte. Promettant des carottes
Et maniant le bâton, le moufflet triomphait :
Des fiers Gaulois, jadis, heureux et opulents,
Il ne demeurait plus qu’un peuple de mendiants.
Moralité
Si tu ne veux pas être battu, ne montre pas ton cul
(Gégé le roukmout)
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