l se fit une mode aux pays des dindons
Il se fit une mode aux pays des dindons
De tendre son derrière pour un oui pour un non.
Repentance ânonnaient ensemble les plumés,
Repentance pour tout, pour avoir quelques sous,
Pour n’avoir pas voulu applaudir les filous,
Pour n’être pas homos, pour n’être pas genrés,
Ne pas être écolos et n’avoir pas fumé,
Pour n’être pas pacsés et avoir mal voté
Pour n’être pas végans et boire des apéros,
Fréquenter les églises et aimer son drapeau.
Tout à coup un dindon se posa la question :
« Tendons nous nos fessiers de la bonne façon ?
Pour nous botter les fesses, sommes-nous inclinés
Comme Roi le voudrait ? » Experts de rechercher
A quel niveau du sol la croupe des dindons
Se devait d’être offerte pour que, du Roi, le pied
Puisse sans peine aucune, shooter dans leurs croupions.
L’information connue, les dindons accoururent.
En une longue file, les bobos s’alignèrent.
Courtisans et ministres lacèrent leurs chaussures
Et prenant leur élan, les pétards écrasèrent.
Plus on bottait bobos, plus ils se repentaient,
Et plus on les fessait, plus bobos remerciaient :
« Merci Grand Foutriquet, merci aux Ganelons
De nous faire aplatir devant les macarons.
« La repentance est le premier pas vers la soumission. »
Montesquieu (1689-1755)
Montesquieu