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eux clans se chamaillaient en beau pays francien,
D’un côté les raseurs, de l’autre les rasés.
Rien n’était déjà simple, tout devint compliqué
Quand, comme à Vérone en Vénétie, il advint,
Qu’un rasé très coquin conquit une raseuse.
Vous devinez la suite : c’est à coup de faucheuses
Que les joues, les mentons, les cranes, et les fessiers
Furent rasés, tondus, balafrés, tailladés,
Mais il ne sert à rien, de faire table rase
Des vues de la Nature. Au nez et à la barbe
Des glabres et des velus, les deux adolescents
Reçurent de l’amour, des fruits tout potelés.
C’est ainsi qu’il y eut, des raseurs bien rasés,
Des rasés non raseurs, et des raseurs rasant
Des raseurs mal rasés, des rasés fort raseurs
Des rasés rasant gratuitement les raseurs
Des rasés non raseurs rasés sans le vouloir
Des raseurs non rasés rasant le long des murs
Des rasés barbichus ébarbant l’ébarbure
Des raseurs qui rasaient sans crème épilatoire
Si bien qu’un peu partout poussaient des barbichettes
Puisque qu’on ne pouvait plus faucher les pâquerettes.
Dédé le Magnifique, surnommé la Boulange,
Distributeur de pains en la Verte Ovalie
Décida d’arrêter les chienlits rasantes,
En offrant aux rasés, un rasoir électrique,
Et donnant aux raseurs, un rasoir mécanique.
« Si la barbe faisait les sages, les boucs seraient philosophes »
Dédé la Boulange

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