LES NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN

"S'il est bon d'être charitable, mais envers qui ? c'est là le point, car, ce qui duit à l’un, nuit à l'autre." d'après J. de La Fontaine "Le Villageois et le Serpent"."

L'OEIL DU MAITRE

des nuisances de l'immigration de remplacement

n cerf s’étant sauvé des ardeurs des piqueux
Trouva dans une étable, un refuge accueillant.
La luzerne était fraîche, le fourrage abondant
Au matin les valets venaient chercher les bœufs
Et laissaient là le cerf dormir paisiblement.
Sur le soir on portait herbe tendre et fourrage.
L’habitant des forêts, oublieux des tourments
Passé à rechercher nourriture et feuillage
S’apprêtait à gouter la vie de gai luron.
« Jusque là tout va bien » lui dit un ruminant
Mais je crains fort pour toi la venue du patron»
Là-dessus, le Maître entre, découvre le ruffian.
Il mande ses valets : « Que fait là cet intrus ?
Aller quérir des fourches pour chasser ce maraud »
« Que t’a fait le migrant ? L’abriter ne peux-tu ?
Alors que des moissons remplissent tes silos ? ».
« Le cerf pourra rester, s’il veut bien travailler »
« Mais il ne sait rien faire » « Alors il doit partir »
Le cerf est beau parleur ; il sait comment séduire
Ses larmes et ses promesses apitoient les bouviers.
Chacun prend un bâton, pour rosser le fermier
Qui n’a pour seule issue que de se réfugier
Dans les forêts qu’avait quittées, le cervidé.

S'il est bon d'être charitable :
Mais envers qui ? c'est là le point.
Car, ce qui duit à l’un, nuit à l'autre.
d'après J. de La Fontaine "Le Villageois et le Serpent"



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