LA JUMENT VERTE ET LE BABOUIN ROSE de l'écologie politique
our conquérir la jungle, il se fit une alliance,
Entre la jument verte, et le babouin rosé.
« Tous ici me connaissent, on sait ma mécréance,
On sait que je suis vil, menteur, fourbe et madré.
Comment persuader le peuple du sous bois
De me choisir pour roi ? » « Ne t’inquiète donc pas
Je sais hypnotiser, je sais anesthésier,
Je sais les mots qui font s’embrouiller les lumières,
Pouvoir tout à la fois, faire acclamer le vert
Et condamner le vair, attester qu’un convers
Est l’envers d’un avers ; Qu’à gauche sont les verts,
A droite, les pervers ! » ondula la diva.
« Quand troupeau dormira, tu les opéreras. »
La perfide jument débita ses mensonges
Plongeant tous les bestiaux dans la cité des songes.
Ils étaient tous manchots quand ils se réveillèrent.
La jument, une main, à tous avait tranchée !
« Un seul gant maintenant vous sera nécessaire !»
Troupeau de remercier, troupeau de glorifier
« Merci verte jument, merci rose babouin
Vous prenez soin de nous, ainsi qu’anges gardiens »
L’hypocrite jument reprit tous ses mensonges
Replongeant les bestiaux dans la cité des songes.
Profitant du sommeil, leur coupa l’autre main.
« Grâce à moi plus jamais vous n’aurez froid aux mains»
« Merci verte jument, merci rose babouin
Vous prenez soin de nous, ainsi qu’anges gardiens»
Bêtifia le cheptel qui semblable aux éponges
Gobait sans sourciller les affabulations.
A nouveau la jument raconta ses mensonges,
Berçant les animaux de folles illusions.
Au sortir de leurs rêves, pour qu’ils ne tombent plus,
A chacun, les deux jambes,jument avait coupées
On leur creva les yeux pour qu’ils ne lisent plus
Oreilles furent bouchées, les cerveaux, débranchés.
Devenus des légumes, Franciens étaient parfaits :
Ils trimaient comme des cons, et Babouin glorifiaient
Pour les avoir conduits dans le meilleur des mondes,
Celui de l'imposture, des bobards, du mensonge.